Longtemps perçu comme un canton rural, le Valais s’est doté, en trente ans, d’un véritable pôle de formation et de recherche. Pour le conseiller d’État Christophe Darbellay, la HES-SO Valais-Wallis incarne cette métamorphose : une institution agile, connectée au tissu économique, qui fait du savoir et de l’innovation les moteurs de la vitalité cantonale.
Pour le canton, la HES-SO Valais-Wallis occupe aujourd’hui une place majeure dans le paysage, pratiquement incontournable. Partie d’une petite école d’ingénieures et ingénieurs, elle regroupe désormais cinq Hautes Écoles, garantissant à l’économie, aux institutions et à la société le personnel hautement qualifié dont elles ont besoin. Les diplômées et diplômés, souvent issus de la formation professionnelle, affichent une forte employabilité et occupent des postes clés dans les grandes entreprises et les PME valaisannes. La HES-SO Valais-Wallis est aussi un acteur essentiel de la recherche appliquée. Son chiffre d’affaires en Ra&D a atteint 55 millions de francs en 2024, contre 46 en 2021. Un franc investi dans la recherche en rapporte cinq à l’économie. Il est indispensable que le canton poursuive son engagement pour soutenir cette dynamique.
Elle offre d’excellentes conditions d’enseignement et de recherche, dans des campus modernes, à taille humaine et proches du tissu économique valaisan. Je rappelle que les investissements dans les infrastructures ont été considérables ces dernières années, avec des effets impressionnants. Energypolis, à Sion, est l’un des campus les plus dynamiques de Suisse. Il réunit la très prisée Haute École d’Ingénierie (HEI), l’EPFL et un vivier de partenaires publics et privés. Le futur campus du Pôle Santé, adossé à l’hôpital de Sion, constituera un véritable écosystème intégrant formation, recherche, start-up et entreprises, avec la filière Physiothérapie de Loèche-les-Bains, en complément. D’autres projets avancent à grands pas : le campus de Brigue, la nouvelle HEP à Saint-Maurice et le campus EDHEA à Sierre, associant rénovation et construction d’infrastructures modernes.
Les défis sont nombreux et doivent être relevés rapidement. Nous sommes confrontés à des mutations technologiques majeures. L’intelligence artificielle change notre manière de travailler, de former, d’innover. On ne peut pas rester spectatrices et spectateurs. Pour anticiper les besoins en nouvelles compétences et les nouveaux défis sociétaux, il nous faut des outils de veille et d’analyse ainsi qu’une capacité d’adaptation permanente. Par ailleurs, nous vivons une période d’incertitude économique. L’économie n’aime pas l’instabilité. Il est donc essentiel de garantir un financement public stable pour la recherche, permettant aux hautes écoles de pouvoir continuer à soumettre des projets répondant à l’excellence scientifique, tant au niveau suisse que sur les programmes de recherche européens du Paquet Horizon. Notre objectif est clair: former ici pour le Valais. Aujourd’hui, près de 80% des diplômées et diplômés restent dans le canton. Un signal très fort! La HES-SO Valais-Wallis a pris son envol. Elle tire en avant la croissance dans des domaines comme les sciences de la vie et travaille sur l’ouverture de filières pionnières telles que la filière Bachelor HES-SO en promotion de la santé et prévention, une «première » en Suisse romande. L’institution est proche du terrain, réactive et compétente. Elle a transformé le Valais et investir en elle, c’est investir dans l’avenir du canton.