L’usine Novelis de Sierre récompensée à l’international pour sa réouverture express

Le Planet Award est une récompense décernée par le groupe international Aditya Birla, dont Novelis fait partie. Pour Serge Gaudin, directeur du site valaisan, cette distinction revêt une signification particulière. « Ce prix est un hommage significatif à toutes les personnes qui ont travaillé sans relâche pour protéger nos actifs, rétablir nos activités et tenir nos promesses envers nos clients », souligne-t-il sur LinkedIn. Il met également en lumière un exemple de résilience industrielle, tout en illustrant la capacité d’une équipe à transformer un revers majeur en une démonstration de force collective.

Au-delà de la reconnaissance institutionnelle, c’est avant tout l’engagement humain que Serge Gaudin tient à saluer. « À mon incroyable équipe : merci pour votre courage, votre créativité et votre engagement. Vous avez montré ce que signifie rester soudés lorsque cela compte le plus », écrit le directeur du site.

Cette expérience a également renforcé ses convictions professionnelles. « Cette réussite me rappelle pourquoi j’ai choisi cette voie il y a 25 ans et pourquoi je continue de croire que lorsque nous travaillons avec détermination, nous pouvons tout surmonter. Rendre l’impossible possible ! », confie-t-il.

Le succès de cette remise en état rapide repose largement sur la mobilisation collective. « Sans l’engagement de nos sous-traitants, la solidarité de l’industrie valaisanne, et plus généralement suisse nous n’y serions pas arrivés », a souligné Serge Gaudin dans une interview au journal Le Temps. Novelis a notamment pu compter sur l’ensemble des entreprises électromécaniques de Suisse pour réparer plusieurs centaines de moteurs endommagés lors des intempéries.

En juin 2024, de graves inondations ont submergé le Swiss Digital Center, mais aussi les usines Constellium et Novelis de Sierre.

Celles-ci ont plongé le site Novelis dans un silence inhabituel. Sous les eaux, les machines qui produisent environ 250’000 tonnes de tôles d’aluminium par an se sont tues. « Il a fallu démonter l’ensemble des machines et nettoyer chaque pièce. Le limon qui est très fin et corrosif s’était infiltré partout », détaille Serge Gaudin. Un travail titanesque que l’équipe a réalisé en seulement trois mois. Dès octobre 2024, le fracas des machines résonnait à nouveau dans les halles de production.

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