Les acteurs valaisans du tertiaire et de la recherche unissent leurs forces

La Conférence de coordination du paysage valaisan des hautes écoles et de la recherche (CCHER) a officiellement débuté ses activités. Réunissant 14 institutions de formation tertiaire et de recherche, elle entend renforcer les synergies entre les acteurs du canton et contribuer activement à sa politique de formation et d’innovation. Déjà associée à l’élaboration du programme pluriannuel 2026–2028, la CCHER a également défini ses premières priorités. Elle prend en outre position contre la suppression annoncée du Conseil suisse de la science.

L’entrée en vigueur, le 1er janvier 2026, de la Loi cantonale sur l’encouragement des hautes écoles et de la recherche (LEHER) prévoit la mise en place d’une instance de coordination entre les institutions concernées. C’est dans ce cadre qu’a été créée la Conférence de coordination du paysage valaisan des hautes écoles et de la recherche (CCHER). La CCHER réunit 14 institutions valaisannes actives dans la formation et la recherche au niveau tertiaire : Fernfachhochschule Schweiz (FFHS), UniDistance Suisse – future Université Valais-Wallis, HES-SO Valais-Wallis, Haute école pédagogique du Valais (HEP-VS), EPFL Valais-Wallis, les antennes valaisannes de l’Université de Lausanne et de l’Université de Genève, la Haute Ecole de Musique – HEMU Valais-Wallis, l’Idiap, l’Institut de recherche en informatique Icare, le service de recherche de la Clinique romande de réadaptation, le CREPA, César Ritz Colleges Switzerland et Les Roches Global Hospitality Education.

« La CCHER doit permettre au paysage tertiaire valaisan de parler davantage d’une seule voix, de renforcer ses coopérations et de mieux faire reconnaître sa contribution au développement du canton », souligne François Seppey, président de la Conférence.

Les membres de la Conférence ont désigné un bureau chargé de conduire ses activités et de coordonner ses prises de position. Il est présidé par François Seppey, directeur général de la HES-SO Valais-Wallis, et composé de Fabio Di Giacomo, directeur de la HEP-VS, Nicolas Rothen, recteur d’UniDistance Suisse, et Giovanni Odaglia, directeur général Les Roches Crans-Montana. Cette composition assure une représentation des différentes catégories d’institutions ainsi que des diverses régions du canton.

La LEHER prévoit l’élaboration d’un programme pluriannuel assorti d’un crédit-cadre soumis au Grand Conseil. Dans cette perspective, le Département de l’économie et de la formation, par l’intermédiaire du Service des hautes écoles, a préparé un message proposant une enveloppe financière de 151,5 millions de francs pour la période 2026–2028. La CCHER a été étroitement associée à l’élaboration de ce programme, notamment pour définir les grandes orientations en matière de formation tertiaire et de recherche. Elle se réjouit d’avoir pu contribuer à cette réflexion et entend désormais participer, par l’action de ses membres, à la mise en œuvre concrète des priorités retenues. La Conférence souhaite que le Grand Conseil valaisan apporte un soutien clair à cette dynamique lors du débat parlementaire prévu le 4 mai 2026.

Pour la période 2026–2028, la CCHER entend en priorité renforcer la coopération entre les institutions qui composent le paysage valaisan des hautes écoles et de la recherche. Elle souhaite notamment favoriser les échanges de bonnes pratiques, encourager le partage d’infrastructures et soutenir le développement de projets communs de formation et de recherche. Elle veut également contribuer à la réalisation, sous la conduite du Service des hautes écoles, d’une étude sur l’impact économique, sociétal et culturel de l’ensemble du secteur tertiaire et de la recherche en Valais. Cette analyse doit permettre de mieux documenter l’apport de ces institutions au développement du canton et de préparer le futur programme pluriannuel 2029–2032.

La CCHER accorde une importance particulière au dialogue entre science et société. Elle rappelle le rôle essentiel des activités scientifiques dans le développement harmonieux des régions et dans l’appui aux décisions publiques fondées sur des connaissances solides. Dans ce contexte, elle exprime sa vive inquiétude face au projet de suppression du Conseil suisse de la science. Une telle décision affaiblirait, selon elle, l’expertise scientifique indépendante à l’échelle nationale. La CCHER appelle dès lors les parlementaires fédéraux à préserver cette instance essentielle au bon fonctionnement du système suisse de formation, de recherche et d’innovation.

 

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